Les Bains Chinois

source : http://www.culture.gouv.fr/public/mistral/joconde_fr?ACTION=RETROUVER&FIELD_98=TOUT&VALUE_98=bains%20chinois&NUMBER=2&GRP=0&REQ=%28%28bains%20chinois%29%20%3aTOUT%20%29&USRNAME=nobody&USRPWD=4%24%2534P&SPEC=5&SYN=1&IMLY=&MAX1=1&MAX2=1&MAX3=200&DOM=All

Les Bains Chinois, par son architecte Nicolas LENOIR. Aquarelle datée entre 1785-95,
(source : catalogue joconde)

Les Bains Chinois, 1787-1853.

« A l’angle du boulevard des Italiens et de la rue de la Michodière, au numéro 29, se tenaient les plus fameux bains publics parisiens de la première moitié  du 19 è siècle, fréquentés par la meilleure société et recommandés par les guides touristiques aux riches étrangers. Les Bains chinois, ouvrirent vers 1787-1788 et devaient leur nom à l’architecture du pavillon central en pagode et à ses ornements de style pseudo oriental.  Ils figuraient parmi les plus luxueux des bains publics de la première moitié du 19è siècle. Passés de mode dès la fin des années 1830, ils furent vendus, puis démolis en 1853 par Sir Richard Wallace, (1818-1890). C’est peut-être l’un de ces pavillons qui fut remonté sur une pelouse du parc à l’anglaise de Bagatelle.

Inscrit  dans un quadrilatère irrégulier, le bâtiment qui s’élevait sur trois étages, comprenait un pavillon central hexagonal et deux ailes en fer à cheval autour d’un jardin, reliés par une terrasse couverte le long du boulevard. Le tout reposait à l’origine sur un soubassement en forme de grottes qui abritait un café. L’ensemble était d’une allure très exotique, avec ses clochetons, ses banderoles, ses inscriptions aux caractères chinois de  fantaisie, les formes des balustrades, les couleurs vives des façades, et il créait une attraction visuelle sur le boulevard. A l’intérieur, dans un cadre raffiné, une soixantaine de cabines de bain aux murs revêtus de toiles imprimées de la manufacture d’Oberkampf à Jouy offraient tout le confort pour les soins du corps, grâce à un service nombreux de garçons baigneurs et de baigneuses.

Les Bains chinois furent construits par Samson-Nicolas Lenoir dit le Romain (1728-1810). En 1831, le soubassement de grottes fut démoli pour être transformé en boutiques. On y trouvait un bottier et un tailleur et côté rue de la Michodière, les Bains de la Michodière, fournisseur de bains à domicile.

Deux maquettes du musée Carnavalet reproduisent fidèlement ce bâtiment, alors que sa destruction était programmée

La maquette (Inv. PM9) représente les Bains chinois, dans leur dernier état, après la destruction du soubassement en 1831 et sa transformation en boutiques, dont on peut lire les enseignes. On trouve aussi les édifices annexes, dont le séchoir à claire voie et la chaufferie. De nombreuses gravures et les premières photographies nous ont conservé l’allure des Bains, les éléments les plus pittoresques ayant disparu peu à peu pendant la première moitié du 19è siècle. La restauration récente découvrit un calendrier de l’année 1853 qui servait de socle cartonné, ce qui permet de penser que l’auteur, Louis-Hubert David de la famille des derniers propriétaires, sachant le bâtiment condamné, fabriqua la maquette pour en garder le souvenir. »

source : Renée Davray-Piekolek, Conservateur en chef Département des maquettes au Musée Carnavalet

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